lundi 26 août 2019

Suspendu

 
À l'océan, nul n'est tenu


L'été s'allonge, s'étend, s'étire ;

Tu es loin et tu me manques, ma grande d'amour, ma moitié de cœur.
Tu es loin et je perçois sans les voir,
Ton nez froncé, tes rires en coin - mon ailleurs, ton ici. 
Tout me manque quand je t'attends.

L'été se courbe comme un sourire ;

Quand ton frère, les fleurs et tes sœurs,
Qui d'un regard, qui d'un pétale, m'offrent l'avoir, 
La douce monnaie - qui renvoie l'ombre à son midi : 
L'éclat des pensées des champs. 

Et le vent, de me souffler qu'elles te plairaient. 
Ainsi défilent les pensées.

Cache-cache ; de l'art d'être pétale parmi les verticilles

La pensée, à la campanule : pousse-toi de là que je pense !

Viola arvensis ; l'authentique et botanique pensée des champs

Viola corsica : éclat de joie, belle comme une île

Quand une pensée s'invite, l'esprit du jardin s'éclaire




 

Réflexions d'un printemps attendri

  J'ai aimé, été aimé, et son cœur n'en a fait qu'à ma tête. Comme je ne savais pas si je devais en rire ou en pleurer, j'ai...