lundi 26 août 2019

Suspendu

 
À l'océan, nul n'est tenu


L'été s'allonge, s'étend, s'étire ;

Tu es loin et tu me manques, ma grande d'amour, ma moitié de cœur.
Tu es loin et je perçois sans les voir,
Ton nez froncé, tes rires en coin - mon ailleurs, ton ici. 
Tout me manque quand je t'attends.

L'été se courbe comme un sourire ;

Quand ton frère, les fleurs et tes sœurs,
Qui d'un regard, qui d'un pétale, m'offrent l'avoir, 
La douce monnaie - qui renvoie l'ombre à son midi : 
L'éclat des pensées des champs. 

Et le vent, de me souffler qu'elles te plairaient. 
Ainsi défilent les pensées.

Cache-cache ; de l'art d'être pétale parmi les verticilles

La pensée, à la campanule : pousse-toi de là que je pense !

Viola arvensis ; l'authentique et botanique pensée des champs

Viola corsica : éclat de joie, belle comme une île

Quand une pensée s'invite, l'esprit du jardin s'éclaire




 

14 commentaires:

  1. Bonjour Géontran!
    Les jardins jouent un peu avec le temps qui passe...qui passe trop vite, comme une fuite en avant...ils nous regardent vivre, grandir, marcher, aimer et courir pour en rattraper quelques bribes de ce temps, le retenir encore un peu ce grand élan de pensées, de souvenirs, de joies partagées, d' éclats de rire et de questions...
    Au milieu de mes graviers, depuis quelques jours, une petite pensée, ni bleue, et pas plus de violet d' ailleurs, tente aussi de faire sa place; un peu seule, la voilà avec quelques soeurs depuis ce matin, quelques feuilles rassurantes, car c' est grand un océan de gravier...c' est grand! Je regarde cette pensée si fragile et je questionne le temps, <> En réponse, il me dit, que les pensées existent pour retarder encore et toujours le temps qui passe...
    Je crois que tu as raison Géontran, "Quand une pensée s' invite, l' esprit du jardin s' éclaire", le temps freine un peu sa course, et les jardins racontent à qui veut les écouter...ce temps qui passe, dans la douceur enfin trouvée.
    Je t 'embrasse, je crois que le temps de la rentrée pour ta fratrie de pensées aimées et chéries est arrivé!
    A bientôt!
    Carole

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    1. Bonjour Carole !

      C'est aussi joli que juste, ce que tu m'offres.

      Un océan de gravier... oui, c'est immense. Et pourtant. Une seule pensée et le temps s'arrête devant nous. Et peu importe s'il reprend sa course, car nous ne lui courrons pas après !

      Août décline et nos jardins apprêtent leur automne ; dans nos esprits et nos rêves le prochain printemps prend déjà forme. C'est une période que j'aime infiniment.

      Je t'embrasse en retour.
      Geontran.

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    2. Hello Géontran! C 'est absolument ça...je pense aussi au printemps et...aux tulipes!!! Zut, il va falloir attendre un peu! Sans doute l' effet sec de cet été! Tulipes...tulipes...tulipes....parfois ça marche si on y pense très fort...
      Bises!
      Carole.

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    3. Oui ! Et ça marche d'autant mieux que l'on unit nos forces !

      Tulipes...tulipes...tulipes... (ça y est, je sens que l'automne frémit)

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  2. Ah les Pensées! si promptes à se faire dévorer par un escargot en vadrouille! Je n'arrive jamais à les voir refleurir, et pourtant comme je les aime! La plus belle est bien sûr celle qui lie ce papa poète à sa fille, au loin... que cette douce pensée soit bientôt de réelles retrouvailles. Amitiés et des bises Geontran

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    1. Ah, les escargots ! Je bénis chaque jour mes hérissons domestiques, à la motivation sans faille. Ainsi, mes pensées comme mes hostas prospèrent, la feuille intacte et la fleur pleine de défi !

      Amitiés, Nathalie. Les retrouvailles sont pour samedi ! La joie est déjà dans les cœurs.

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  3. Bonjour Geontran, je suis heureuse de voir ton billet en cette fin de mois d'août. On voudrait rester en été, encore un peu mais les matins nous font sentir parfois de légers frissons.
    Merci de tout coeur pour la douceur de ton poème et les merveilleuses pensées vont se retrouver.
    Mes amitiés et bisous ♥

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    1. Bonjour Denise,

      Et moi heureux de te lire ici. C'est vrai, on aimerait parfois prolonger l'été ; pourtant, j'aime quand l'automne vient la bousculer d'un matin frais !

      Mes amitiés

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  4. De belles fleurs pensées comme je les aime. Eh oui, l'été s'étire, les jours raccourcissent, on va vers la rentrée des classes et le rythme va changer. J'aime la douceur de tes mots. C'est vraiment très joli. Bonne journée et bises.

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    1. Merci Elisabeth,

      Je me suis surpris ce matin à chercher le soleil de mes yeux embués ; il n'était pas encore levé. Le rythme de la rentrée est en avance de quelques jours !

      Bonne journée,

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  5. Ces petites fleurs sont si petites, si fragiles. Mais elles tiennent le coup, elles aussi.
    Bonne journée !

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    1. Bonjour,

      Ah oui ; les pensées ont la force de leur fragilité ! Et le vent est toujours dans leur camp.

      Belle journée,
      Geontran.

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  6. J'aime autant ton poème d’amour que les petites pépites glissées sous tes photos, si justes !

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    1. Merci Capucyne,

      C'est amusant, je crois que c'est ce que je préfère : écrire les légendes de mes photos ! Je suis très touché que tu en goûtes ainsi le sel !

      Douce journée, à bientôt !

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